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2021 : l'année du vélo !

21/07/2021
Crise sanitaire oblige, le vélo aura été en 2020 comme jamais le centre de toutes les attentions. De Oakland à Bogota en passant par Paris et Barcelone, la petite reine a fait tourner bien des têtes. Une ivresse qui pourrait bien durer l'année prochaine.

Port du masque facultatif, évitement des transports en commun bondés : durant le confinement, le vélo est devenu l'instrument d'une liberté retrouvée. On aura donc beaucoup roulé en 2020 : pour le travail (le fameux "vélotaf") et pour le loisir. Avec, à la clé, une pénurie de vélos neufs constatés à l'échelle mondiale. A la faveur de la crise sanitaire, des villes du monde entier ont promu le vélo. D'un seul coup, la petite reine s'est trouvée dotée d'une  nouvelle vertu, Covid-safe, après celles bien connue liées à son statut de mobilité douce et slow : économe, faiblement polluante, fluide, sportive.

Coronapistes et urbanisme tactique

En mars dernier, Claudia López, la maire écologiste de Bogota, frappait un grand coup en créant en une seule nuit 22 km de pistes cyclables. Une manière de grand soir cyclopédique ! Bientôt imitée par Rome (150 km), Bologne (94 km), Lisbonne (77 km), pour ne citer que quelques villes du sud de l'Europe, converties au vélo à la faveur des confinements.

C'est ainsi que les autorités ont incité les urbains à délaisser la voiture et à enfourcher la bicyclette : en créant des installations de fortune, les joliment nommées "coronapistes", des voies créées à la va-vite mais qui ont remodelé les centres-villes et redéfini les modes de circulation.

Ironie de cette année 2020 pleine de paradoxes : voir des édiles on ne peut plus officiels se réclamer du concept d'urbanisme tactique, initié par des activistes écologistes dans les années 70 à San Francisco. Mais la démonstration en aura été faite, on a pu réaliser vite (mais pas toujours bien...) ce qu'on jugeait hier long et compliqué à faire : créer des pistes cyclables d'un coup de pinceau, immobiliser des places de parking, piétonniser des rues, voire tout un quartier.

Piétons et cyclistes, même combat

Partout, l'extension du domaine du vélo se fait au détriment de la voiture. Les solutions visent à rendre conjointement aux cyclistes et aux piétons des pans entiers de l'espace urbain. Ainsi à Bruxelles, où le centre-ville est une zone prioritairement dédié aux piétons et aux cyclistes, avec une limitation de vitesse de 20 km/h pour les bus et voitures.

Promouvoir le vélo, c'est lutter contre la congestion urbaine, limiter le réchauffement climatique et tout simplement rendre les centre-villes plus agréables à vivre.

A Paris, en petite couronne et en grande couronne, ce sont en tout 166  kilomètres de coronapistes qui ont été créées en 2020, chiffre à rapprocher des 700 km déjà existants, la maire de Paris, Anne Hidalgo, s'étant déjà engagé à en pérenniser 50 dans la capitale. Idem à Barcelone, où les 21 km de pistes temporaires vont être gravés dans le bitume.

Toutes ces installations provisoires, qu'on voit fleurir aux quatre coins du monde, sont appelées à durer car plébiscitées par des usagers de plus en plus nombreux. En 2020, la petite reine aura gagné bien des adeptes. A Bogota, le pourcentage de cyclistes a doublé.

Une saine émulation entre métropoles

Après l'engouement de circonstance et le pragmatisme de rigueur, voici venu le temps desgrands projets. Car la crise sanitaire a clairement joué un rôle d'accélérateur et éveillé les conscience : il faut aller vite pour résoudre une autre crise, autrement pérenne celle-là, la crise climatique.

Et tout se passe comme si les grandes métropoles se lançaient toutes en même temps de grands défis urbanistiques, projetant des programmes ambitieux sur le long terme où le vélo joue un rôle de premier plan. Ainsi, La Haye, la capitale des Pays-Bas, veut faire du vélo le principal moyen de locomotion. Les montants sont à la hauteur du défi : 65 millions d'euros sur 5 ans pour développer les infrastructures. Objectif : doubler le nombre de cyclistes d'ici à 2040.

L'exemple londonien est également intéressant : entre juillet et septembre, les habitants ont réalisé 37% de leurs déplacements à pied et à vélo (à la faveur aussi d'une météo exceptionnellement clémente). Résultat : la qualité de l'air s'est notablement amélioré et l'organisme public Transport for London (TfL) vient de s'engager à investir sur six mois 75 millions de livres pour développer les déplacements à pied et à vélo.

Rien ne semble pouvoir arrêter l'irrésistible ascension de la petite reine, que le coronavirus aura bel et bien couronnée en cette année 2020.  On a cessé de regarder le vélo avec condescendance, il est perçu comme un domaine d'avenir crédible. Même les business angels y investissent !", conclut Olivier Schneider. En 2021, n'en doutons pas, la petite reine deviendra grande !

Source : RTBF Belgique - https://www.rtbf.be

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